Avez-vous déjà décidé à quelle Desperate housewives vous ressemblez le plus ? (Oui, oui, celles de la série américaine). Difficile de
faire le choix, non ? On en cite toujours au moins deux. C'est là que l'auteur de la série est fin. Il a su décrypter en profondeur les
méandres de nos états d'âmes de femmes "actives et à la maison et mères de familles et femmes tout court".
Dans l’esprit, ce que vous trouvez sur ce blog est plus proche d’un film d’Almodovar (Femmes au bord de la crise de nerfs) ou d’un livre d’Andréa Camilleri (L’opéra de Vigata) que de la série
américaine Desperate housewives. C’est le reflet nos vies de femmes hyperactives et qui se voudraient parfaites jusqu’au bout des ongles. Un mêlé-cassis de recettes et menus, de rigueur, de
pop’art, d’hyper réalisme, et pour qui sait voir, un bon fond underground. Bienvenue au théâtre de l’absurde.
Depuis que j'ai changé mon
hygiène de vie pour chasser définitivement la fatigue (ça marche !), je ne m'autorise plus
qu'une séance de Mac Do par trimestre. Maximum.
Habituellement plutôt fine bouche, j'adore,
bizarrement, la nourriture du Mac Do. C'est littéralement un vice depuis un séjour à New York où je suis tombée accro du hot dog du coin de rue, pourtant pas d'une finesse délirante au niveau
du goût.
J'ai appris depuis que le junk food contient une substance visant justement à rendre accro nos papilles.
Bref, je me suis autorisée, hier, une séance de Mac Do pour mon déjeuner.
En tant que pro des Mac Do, je repère tout de suite le style de celui dans lequel je rentre, car c'est l'une des spécificité étonnante du Mac Do : sa capacité à s'adapter tel un caméléon au
type de clientèle du quartier.
Pour cela, la marque joue sur plusieurs variables : le design du fast food, extérieur et intérieur, les menus, les prix, la communication sur les lieux... C'est assez intéressant à étudier,
également au niveau des différents pays.
J'étais donc dans un Mac Do des quartiers bobo – chic, près du 6è arrondissement de Paris. Clientèle de fils à papa, collégiens qui préfèrent le fast food plutôt que la cantine scolaire, etc.
Tranquillement assise devant mon Royal Bacon dégoûlinant de graisse, je vois venir s'installer à côté de moi... 2 nounous avec des plateaux regorgeant de frites et une poussette triple,
avec 3 bébés installés.
A vue d'oeil, je donne la cinquante soixantaine aux deux femmes et moins de 18 mois pour l'âge de chaque bébé.
Et voilà que les nounous, sans même faire bouger les enfants de leur poussette, ni même en détacher leur ceinture, s'installent et déballent... 2 menus choisis parmi les plus gras de Mac
Do, avec une montagne de frites et des sundaes géants.
Chaque bébé a droit à deux trois frites et un bout du pain du hamburger des nounous. L'un ne semblant pas apprécier cette nourriture se voit obligé de l'avaler. Puis quelques cuillerées de
sundae prélevées sur les sundaes des nounous !
Je n'en croyais pas mes yeux et je n'en reviens toujours pas ! Les bébés étaient fortement replets, donc j'imagine qu'ils doivent grignoter un peu tout le temps au cours de
la journée.
Inutile de préciser qu'aucune des deux nounous ne parlait et que côté stimulation par les jeux, la parole et les sports, bref, l'éveil, absolument essentiel à cet âge là, est égal à
zéro. Le peu de mots prononcés étaient des verbes impératifs : « mange », « bois », allez, avale ».
J'ai hésité à leur tomber dessus, puis me suis abstenue. Cette scène ne me regardait pas. Mais elle m'a mise en colère.
Quand va-t-on prendre des dispositions dans ce pays, pour que les enfants ne soient plus considérés comme des boulets que l'on doit placer coûte que coûte lorsqu'on travaille ?
Vous savez quoi ? Elles m'ont tellement coupé l'appétit que je n'ai pas pu finir mes potatoes dégoulinantes de sauce. Elles ont réussi à me dégoûter du Mac Do pour un sacré bout de temps... Et la
question reste la suivante : a-t-on affaire à des nounous indignes ou à des parents indignes ?
Pour celles qui veulent en savoir plus sur ma conception de la garde d'enfants, c'est toujours là, là, ou là.
Je suis une femme pressée,
certes. Mais je ne fais pas n’importe quoi pour autant !
Et l’annonce du baby speed dating organisé par le CROUS ces jours-ci me fait hurler !
Reprenons à zéro : je suis une femme vivant dans une (grande) ville, ayant deux enfants et un job.
Je suis donc en course perpétuelle contre la montre, je dois être partout à la fois, toujours en forme
avec le sourire, performante dans mon job, rassurante et structurante avec les enfants, bref, parfaite et sans faiblesse.
En résumé, je suis la femme occidentale type, comme la plupart de mes consoeurs.
La garde d’enfants dans notre
pays est un tel problème que j’en ai écrit un livre (numérique) tellement je connais le sujet sur le bout des
doigts après 10 ans d’expérience de recrutement de nounous et autres baby sitters pour mes enfants, voire pour les enfants de mes amies.
Oui, je suis pour les choses menées rapidement et rondement, mais JAMAIS je ne prendrais le risque de recruter une nounou en 10 mn !
Le baby speed dating organisé par le CROUS d’une ville de l’Essonne, largement relayé par les médias, m’amène plusieurs réflexions, au vu des reportages.
D’abord, on confond nounou et baby sitter. Ce n’est pas du tout la même chose !
L’un est un emploi classifié, avec sa législation et sa convention collective. L’autre est un job complémentaire, souvent fait par des étudiants en plus de leurs études.
Leur finalité est différente. L’un est souvent un temps plein ou partiel avec un but de garde mais, surtout, d’éveil des enfants ; l’autre a en général pour objectif de récupérer les enfants
après l’école et de s’en occuper jusqu’au retour des parents. Je simplifie largement mais c’est l’idée.
Ensuite, comment faites-vous pour décrypter une personnalité en 10 mn ? Les meilleurs recruteurs et psychologues du monde vous diront que c’est impossible.
Faire du baby speed dating, au-delà du fait de reléguer les envies profondes de ses enfants au 36è sous sol, c’est accepter l’idée que notre vie quotidienne est gouvernée par des contraintes. C’est
aussi risquer un effet boomerang qui peut vraiment faire des dégâts.
Nous devons gérer une société qui ne laisse plus de place au temps et qui, dans le contexte bien connu du « travailler plus pour gagner plus » relègue les enfants au plan de
boulets.
La question bien connue des femmes qui recherchent un emploi, « Et vous avez des enfants ? » prononcée l’air de rien par les recruteurs en est une parfaite illustration. (Je mets de
côté l’autre question bien connue des femmes dans ces moments là : « Et vous couchez ? »).
Alors, Mesdames, s’il vous plaît, résistez aux tentations perverses des modes du moment. Et pensez à retourner la situation à votre avantage : maîtriser son temps et ses objectifs, c’est
gagner sur tous les plans : celui du bien-être des enfants, celui de votre équilibre et de votre tranquillité.
Les livres numériques : Bien choisir son mode de garde et Bien recruter sa nounou. Donnent une véritable méthodologie de recrutement que l’on peut mettre en place en 48h. C’est
plus que 10 mn, mais c’est une approche structurée qui a pour objectif d’éviter l’effet boomerang de la nounou qui vous plaque au bout de 2 mois.
L’émission de la radio des parents consacrée aux nounous, baby boom. On trouve l'adresse dans ce post.
"Une jeune femme passe un entretien d'embauche. Il s'agit plus d'un interrogatoire pour
son interlocuteur. Elle devra garder tout son sang-froid pour le convaincre qu'il ne commet pas une erreur en l'engageant. De Didier Lauret Prod : Stellaire Productions Avec :Claire Laroche,
François Berléand "
Je parle en connaissance de cause.Le temps de l’été est passé comme une flèche. Occupée par une montagne de choses diverses et variées, vous n’avez pas vu l’échéance venir et, à 2 jours de la rentrée, pas de
nounou à l’horizon !
Grand classique, comme en
témoignent les nombreuses annonces affichées dans l’école et à la boulangerie les jours de rentrée. Vous repoussez sans cesse l’échéance, imaginant secrètement une sorte de Mary Poppins parfaite
qui vous tombe du ciel juste le jour de la rentrée.
Evidemment, votre envie secrète de ne pas confier junior à une inconnue qui de toute façon saura moins bien faire que vous avec bébé (ou pire, s’en sortira mieux que vous !) est à
l’origine de ce problème d’organisation. Que vous l’acceptiez ou non !
Résultat, vous êtes condamnée à quémander partout autour de vous. « Vous ne connaîtriez pas quelqu’un qui… ? ». Mais évidemment, sauf exception, toutes les bonnes nounous et baby-sitters sont déjà
placées à cette époque.
Voici un plan de secours :
1 – Ne paniquez pas et prenez le temps de l’analyse. Ce n’est pas si chronophage que cela et c’est vraiment utile pour la suite.
Un peu d’introspection et de remise en cause ne fait pas de mal. Posez-vous la question : pourquoi avez-vous repoussé cette échéance jusqu’à en faire un vrai problème ?
Listez par écrit les éléments de réponse. Rayez ceux que vous avez mis en premier si ce sont des points relatifs à vos occupations (genre « j’ai eu ci et ça à faire, j’étais
débordée, etc. »). Et n’hésitez pas à les considérer comme des leurres de votre inconscient !
Si vous êtes honnête avec vous-même, je doute que vous ne listiez pas quelques éléments subjectifs que vous ne vous autorisez pas à exprimer en temps normal. Réfléchissez bien, ça
peut donner une conversation imaginaire avec vous-même du style :
- je n’ai pas envie de reprendre le travail
- faux, j’adore mon travail
- j’adore mon travail mais je n’ai pas envie de laisser junior ; il y a des choses plus importantes, dans la vie, que la carrière professionnelle.
- Je n’ai pas envie de laisser junior mais je n’ai pas envie de rester à la maison. En plus, je dois prouver que je suis une femme parfaite, et que je peux réussir sur tous les tableaux. Parce que
je suis une femme qui peut réussir sur tous les tableaux.
- Franchement, c’est épuisant de toujours prouver.
- Que veux-je vraiment alors ?
- Vraiment ? Tout plaquer ! Au moins quelques temps (heures, jours, mois, suivant votre niveau de fatigue, voire de déprime). Me reposer, m’occuper de moi. Puis me diviser en deux. Mon clone va au
travail et je reste avec junior. Et vice versa. Voilà ce que je veux.
- Clairement, ce n’est pas du domaine du possible.
- Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
- On prend d’urgence 5 mn pour réfléchir.
Vous avez maintenant deux problèmes au lieu d’un, mais vous en avez identifié la source.
Problème 1, trouver une nounou
On ne saurait être original sur ce point. Il vous reste à activer vos réseaux, mettre des annonces dans les lieux classiques (école, bibliothèques, boulangerie, etc.) et procéder
au recrutement.
Heureusement, Internet est là et vous avez pléthore de sites d’annonces et si vous ne savez pas trop comment vous y prendre, je vous renvoie évidemment à la rubrique "nounous et nous" et au site JeRecruteMaNounou.
Vous pouvez aussi écouter l’émission spéciale de parenthèse radio, la radio des parents : « comment trouver sa nounou dans l’urgence pour la rentrée », à laquelle je participe et
qui donne les pistes à suivre (rubrique Baby boom, émission du 20 août).
J'en profite pour signaler que la jeune radio Parenthèse propose une foultitude d’émissions sur tous les sujets qui concernent les parents. On peut l’écouter en direct ou télécharger les émissions
en archives.
Problème 2, la source du problème
Là, c’est plus délicat. La résolution du problème consiste à poser des garde-fous qui préviennent une éventuelle dépression due à la fois à une suractivité et à
votre sentiment (hyper classique chez les femmes actives et mères) d’être « coupée en deux ».
1 Regarder si vous pouvez aménager vos horaires.
Passer aux fameux 4/5è, par exemple, peut changer la vie. Réfléchissez bien, faites vos calculs (si vous êtes à la maison le mercredi, vous avez un
budget garde d'enfants moindre) et vous pourrez peut-être trouver une organisation originale.
2 Préservez-vous.
Et dites-vous que si vous ne le faites pas, vous risquez de « tomber » (physiquement ou nerveusement) à un moment donné et cela n’est certes pas une bonne idée pour junior. Etudiez
le fait de prendre une femme de ménage, ne serait-ce que pour une partie, ou de confier le repassage à une
société spécialisée, par exemple. Cela peut déjà vous soulager et vous permettre de gagner un temps précieux que vous consacrez à l’éveil de bébé.
3 Gardez du temps pour vous.
Vous n’avez pas le temps ? Prenez-le ! Et occupez-vous de vous !
Si vous culpabilisez, dites-vous bien que Junior et son père préfèrent sans doute une belle femme en bonne santé et épanouie, qu’une souillon qui
n’a plus le temps de s’occuper d’elle et qui vire ménagère no-look dépressive !
Trouvez le moyen de dégager au moins 1h par semaine, rien que pour vous. Allez nager, ou lire à la bibliothèque, ou chez le coiffeur, ou à un cours de danse, bref, créez ce moment et faites-en un
moment sacré que personne ne vous prend !
:
Blog pour femmes pressées. Anecdotes, trucs, conseils et adresses pour mieux s’organiser et mieux vivre sa vie de femme active ou de mère de famille, à la maison comme au bureau.
Vous trouverez donc ici des trucs et des astuces pour gagner du temps : vie pratique, vie professionnelle, vie tout court, psychologie ; éveil des enfants, relations avec les nounous, sans oublier un regard sur l’actu sous l’angle féminin.Rien à dire ? Détrompez-vous !
Pub or not pub ? Cela faisait quelques temps que je me posais la question.
Voilà, j'ai tranché. Ce qui va vous autoriser à dire que miss Desperate n'est rien qu'une grosse
vendue !
Mais attention, hein ! Je veille. Et si jamais je constatais que la pub venait à pervertir le
contenu publié ici, c'est très simple. Je déménagerais illico dans un autre blog et repartirais ex nihilo. C'est ça, l'avantage du nouveau monde.
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