Faire de la télé un vrai facteur d’éveil. Oui, c’est possible !

Publié le par Guylaine



J
’ai toujours aimé lire. J’ai grandi dans un univers de livres et de magazines. De là vient sans doute mon amour des mots. Bref, vous l’aurez compris, je suis de ces mères qui lisent des livres à leur enfants dès leur plus jeune âge (3 mois en l’occurrence, et chaque soir jusqu’à présent), non pas dans un esprit de compétition genre il – va - apprendre- à -lire- bébé – pour – être – énarque – plus - tard, mais par pur plaisir de faire découvrir un monde (surtout fait d’images au départ).




Plus qu’un monde, c’est un roc, qui, si on le repère, nous accompagne toute la vie et auquel on peut s’accrocher, de loin en loin en fonction des épisodes plus ou moins fastes de notre parcours.

Donc, mes mini-stroumphs grandissent entourés de livres et j’ai réussi à leur faire aimer ce monde. Evidemment, je ne suis pas dupe ; Mini stroumph n’a jamais accroché au Club des cinq qui m’a tant fait rêver, gamine. Mais il lit beaucoup de romans et a développé une vraie passion pour les BD.

Il n’empêche que je suis aussi une fan de télévision (oui oui, celle-là même qui m’a fait rêver, enfant, puis adolescente, et encore aujourd’hui). Bien qu’étant d’une nature très critique et première avertie des influences néfastes de la télé, j’ai découvert qu’elle peut être un vrai vecteur d’éveil, notamment par le biais de chaînes spéciales enfants, qui, là encore, si on n’est pas dupe de leur ambitions marketing, diffusent de vraies perles. 

En quoi ces émissions sont-elles des facteurs d’éveil ? D’abord, il y a celles à visée pédagogique et éducative revendiquées. De Pepa pig à
Dora en passant par Franklin-le-moraliste.

Ensuite, il y a les nombreux dessins animés proposés par des chaînes telles que Tiji, piwi et autres Gulli. Quand on n’a pas de chaîne cablée ou satellitaire, France 5, France 3 et même TF1, si l’ont choisit bien, proposent de vrais bons programmes.

Si l’on y prête attention, on s’aperçoit que le langage employé par les personnages de ces dessins animés est souvent assez, voire très châtié. Plus recherché que celui que l’on peut lire dans bon nombre de revues pour enfants éditées par Bayard Presse, par exemple, dont les histoires s’entêtent à utiliser le langage parlé, sans doute pour faire moderne (genre « Tu fais quoi ? Au lieu de « Que fais-tu ? »).

Un article intéressant sur les bons côtés de la télé est publié par le site québecois media awareness

En plus des livres et de la télé, nous avons les logiciels. Alors là, pour peu que l’on choisisse bien, on a de vrais trésors éducatifs et ludiques. C'est-à-dire qui tiennent leur promesse : ils suscitent l’intérêt de l’enfant qui apprend tout en jouant.

Mon best off :

(testés et maintes fois approuvés par les Mini stroumph et leur mère, donc).

Pour les 2- 4 ans

Adiboud’chou. Le meilleur sans conteste, à mon sens.
Pour les jolis univers graphiques (jolis à prendre au sens « qui plaisent aux enfants »). Mais surtout pour l’intelligence des jeux et la progression en douceur.
Mini stroumph était fan d’Adiboud’chou à la mer.

Pour les 4 – 7 ans

Lapin malin


Pour lui aussi, palme d’or à mon sens, pour toute la série, avec une mention spéciale pour « Le défi des pirates », pour la manière dont il fait jongler les enfants avec les nombres, et « Lapin malin au pays des mots », à ne pas proposer trop tôt, toutefois, car il nécessite un processus mental qui s’acquiert plutôt autour de 5 - 6 ans voire plus, en général. (Si on met l’enfant plus tôt devant, risque de découragement).

La série est conçue par des pédagogues et des spécialistes de la petite enfance.

Franchement, vous pouvez les acheter les yeux fermés. On les trouve aussi en version d’occasion, ce qui permet d’en acheter plus pour le même budget. Cela dit, un ou deux par période d’âge me semble suffisant. Car il faut tout de même équilibrer l’ensemble des sources et laisser aux enfants
le temps de rêver autrement.

Pour les 6 – 9 ans

Sethi


La Préhistoire, l’Égypte ancienne et le Moyen-Âge sont des époques qui font rêver les enfants ; ça tombe bien, leur étude est au programme du cycle 3 du primaire.
Avec le personnage de Sethi, on est immergé dans le quotidien de ces époques sur un scénario basé sur le concept de la quête.

Sethi et la tribu de néandertal
Sethi et le chevalier félon
Sethi et le sorcier Inca
Sethi et la couronne d'Egypte.






Pour les 9 – 15 ans

L’Odyssée Sibérienne




Voilà une manière innovante de mêler pédagogie et développement durable.
Une stratégie et de l’aventure dans le Grand Nord : ce jeu mêle aventure, stratégie, simulation et mission écologique. Avec des images magnifiques, un scénario intelligent et captivant et la participation de Nicolas Vanier. Un must !


Sur Internet, dans la même veine, on peut trouver les « serious games ». Food force, par exemple, est un excellent jeu du Programme Alimentaire Mondial de l'Organisation des Nations Unies que l’on télécharge gratuitement.

Avec un graphisme et un scénario largement inspiré de séries telles que « 24h » (la dimension angoissante en moins !), il propose des missions. Le but : venir en aide à une population affamée par le biais de négociations avec les rebelles.

Dans la même idée, on trouve les anges gardiens de la planète sur le site de jeux gratuits Woops.


Dans un prochain billet, je vous emmènerai naviguer du côté des sites de jeux pour enfants ; car s’il est un endroit où nos petits monstres ont besoin de boussole, c’est bien sur le Net !







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réa 07/06/2008 15:09

nous n'avons commencé à lire des histoire à ptidom qu'à l'âge de deux ans... avant, ça ne me serait pas venu à l'idée je dois dire... mais pourquoi pas !

Guylaine 07/06/2008 16:12


A mon avis, peu importe l'âge, c'est surtout l'environnement affectif dans lequel les histoires sont lues qui compte...